Châteaupauvre, voyage au dernier pays breton
CHÂTEAUPAUVRE
Voyage au dernier pays breton
De Paul Féval
Réédition commentée 2025
Livraison en France ou à l’international
Version papier & numérique
Châteaupauvre, format livre 14,00 EUR
Châteaupauvre, version ebook 9,50 EUR
« Châteaupauvre », publié par Paul Féval en 1876 ne s’inscrit pas dans la veine de ses nombreux romans dits « de cape et d’épée » et dont le plus célèbre, plusieurs fois porté à l’écran est sans conteste « Le Bossu ».
L’action de « Châteaupauvre » se déroule à l’automne 1849 dans le petit bourg de Saint-Juhel, nom romancé de Saint-Thélo. Les personnages, les paysages, les scènes de la vie quotidienne sont ceux de ce village du Centre Bretagne au milieu du XIXe siècle. A deux siècles d’activité industrieuse et commerçante, succèdent plusieurs décennies de déclin et de misère profonde.
C’est ce contexte qui sert de support à la trame romanesque de « Châteaupauvre ». Le voyage en calèche dans les chemins creux, l’accueil des « achetoux », la réception chez le notaire, la rencontre avec la vieille Méto tournant son rouet « sous le manteau même de la cheminée » sont autant de scènes savoureuses que Paul Féval nous restitue en se servant du « parler gallo ». Ce « parler gallo » qu’il élève à la hauteur de la « vieille langue si éloquente de Marot, Montaigne et Rabelais ».
En 1876 il écrit à son frère Louis qui vient de se rendre acquéreur de la propriété de la famille Glais à Saint-Thélo : « Je vais te raconter peut-être la dernière histoire du pays des grandes pierres et des chênes tordus, qui respire le sel de la mer en mangeant du blé noir et en buvant des pommes. »
(206 pages ISBN : 978-2918945031)
Si vous rencontrez un problème à la commande, contactez-nous :
– contact@vosrecits.com
– Téléphone : 02 96 26 86 59
Les modes de paiement ci-dessous permettent aussi d’acquérir plusieurs titres du catalogue des Éditions Récits.
– PAR VIREMENT BANCAIRE
Adressez-nous un mail en indiquant le titre du ou des livre(s) pour un règlement par virement bancaire. Nous vous enverrons notre Relevé d’Identité Bancaire.
Mail : contact@vosrecits.com
– PAR COURRIER
Adresse :
Editions Récits
20 Les Yeux des Rays
22150 Langast
Règlement par chèque à l’ordre des Editions Récits
Il est aussi possible d’envoyer votre commande sur papier libre.
L’auteur :
Paul Féval : auteur rennais du XIXe. Son œuvre abondante, composée de plus de 70 romans populaires édités en feuilletons et de près de 70 nouvelles en plus d’une trentaine de pièces de théâtre, eut un succès considérable de son vivant, égalant celles d’Honoré de Balzac et d’Alexandre Dumas.
Son roman le plus connu, Le Bossu, roman de cape et d’épée d’où est tiré la réplique « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! », a fait l’objet d’une dizaine d’adaptations au cinéma. L’adaptation la plus connue est celle d’André Hunebelle, avec Jean Marais (1959). En 1997, Philippe de Broca produit une nouvelle adaptation du Bossu, avec Daniel Auteuil, Vincent Perez, Fabrice Luchini...
Complément d’informations sur le livre (extrait de la préface de Francis Blanchard)
C’est en 1844, que Louis-Édouard Féval, frère de l’auteur, Paul Févél, achète la propriété de l’Abbaye en Saint-Thélo, entre Uzel et Loudéac. L’acte de vente, signé le 11 avril 1844 fait de Louis Féval le nouveau propriétaire d’une grande et belle demeure du XVIIIe siècle et le successeur d’une importante famille de Saint-Thélo, les Glais.
Capitaine au long-cours, époux d’une jeune et jolie créole, Louis Féval se fait paysan pour diriger son nouveau domaine d’une vingtaine d’hectares. Son frère Paul, né en 1816, écrivain alors déjà fort connu, fait de longs et fréquents séjours à Saint-Thélo. Sans doute trouve-t-il dans ce cadre le calme et la solitude nécessaires à l’imagination et à l’écriture.
Dans « Châteaupauvre » Paul Féval décrit de façon très romanesque la triste condition des habitants des bords de l’Oust au milieu du XIXe siècle. À l’intense activité des deux siècles précédents, avec la fabrication des Toiles de Bretagne, succède une période sombre et douloureuse, de très nombreux tisserands et paysans-tisserands sont réduits, avec leurs familles, à la misère et à la mendicité.
Les marchands ; lancés pour beaucoup dans la spéculation mobilière et immobilière vont vendre aux plus offrants les maisons, entrepôts, écuries et « pillerie » (4) qui constituaient la partie visible de leur immense richesse.
C’est ce contexte qui sert de support à la trame romanesque de « Châteaupauvre ».
« Châteaupauvre » fut publié en 1876, quelques années seulement avant la mort de l’écrivain en 1887, et plus de trente ans après sa première venue à Saint-Thélo. L’ouvrage paraît sous le titre original de « Châteaupauvre, voyage au dernier pays breton », et c’est bien de découvertes qu’il s’agit, car c’est un véritable guide au cœur de la Bretagne rurale du milieu du XIXe siècle. En suivant l’écrivain, nous découvrons ces chemins creux, étroits et boueux, qui supportent mal la ligne droite, qui n’aiment pas laisser le promeneur deviner de quels côtés ils vont tourner, ni encore moins ce qu’ils cachent derrière le prochain tournant ou le talus d’à côté. Avec l’auteur nous forçons l’attelage pour traverser le gué et nous peinons aux champs jusque la fin du jour, puis nous rentrons pour partager la soupe du soir ; alors nous reposons pour la nuit, sous la couette de balles, en écoutant la vieille Mêto qui chantonne sur son banc, dans la cheminée, devant l’âtre qui se meurt doucement.
« Châteaupauvre », c’est tout le pittoresque de la vie paysanne du XIXe siècle qui ressuscite.
Ce n’est pas la moindre des surprises que de découvrir l’intérêt, l’amour aussi, d’un écrivain disparu depuis plus d’un siècle, pour le parler gallo. Ce « patois gallo », écrit-il, « dit parfois des choses que notre français ne saurait exprimer et, quand l’accent si particulier du pays le ponctue et l’assaisonne, quand l’emphase du geste vient en aide à l’énergie de la parole, on est souvent étonné de la richesse qu’il recèle, soit au point de vue comique, soi-même pour faire vibrer les cordes graves de la fierté, de la tendresse et du sentiment religieux. » (…) « Toute surprise cesse, du reste, dès qu’on réfléchit aux parentés étroites qui existent entre ce patois et la vieille langue si éloquente de Marot, de Montaigne et de Rabelais... »
« Châteaupauvre », c’est aussi la description de la survivance des croyances ancestrales, à peine dissimulées sous le voile du christianisme : Mêto Lecouin cherchant son trésor sous la lune est un peu l’ancêtre de certains guérisseurs et « reboutous » d’aujourd’hui qui, à l’empirisme, ajoutent la superstition.
Comme Mêto Lecouin fouillant la lande, nos paysans ont tourné et retourné chaque motte du sol sur lequel ils sont nés et, comme dans la fable, un trésor était caché au creux des sillons... À la misère du XIXe siècle a succédé la relative aisance du début du XXe. La fierté de nos paysans, c’est cela.
Châteaupauvre se déroule à Saint-Thélo. Francis Blanchard, propose d’explorer 20 siècles de la vie de ce village de la vallée de l’Oust...
